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Martin Brodeur – Athlète – Hockey sur glace

Né à Montréal, la mecque du hockey, Martin Brodeur a grandi en jouant au hockey dans les rues de son quartier, imitant ses héros issus de légendes locales et d’histoires de famille. Denis, le père de Martin, a gagné une médaille de bronze comme gardien de but pour le Canada aux Jeux olympiques d’hiver de 1956, avant de devenir le photographe officiel des Canadiens de Montréal. Transportant l’équipement photographique de son père aux entraînements et aux matchs, le jeune Martin a été un témoin direct de la grande passion et de l’éthique de travail requis pour jouer au hockey professionnel. À voir les idoles de hockey de sa ville de près et en coulisses, le jeune partisan a été inspiré à rêver à de grandes choses.

En début de carrière, Martin Brodeur a été joueur d’avant jusqu’à ce que son entraîneur ait besoin d'un volontaire comme gardien substitut alors qu’il avait sept ans. Déterminé à apprendre cette position sous tous ses aspects, il a pris part à des camps d’entraînement alors quil était adolescent et a développé un style hybride, combinant la position de papillon standard avec une position debout dynamique, optimisant ses excellentes habiletés de maniement de rondelle. En 1989, il s’est taillé une place au sein de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, évoluant avec le Laser de Saint-Hyacinthe et obtenant un poste sur l’équipe étoile des recrues. En 1990, il a été repêché par les Devils du New Jersey et a commencé une carrière qui fut jalonnée de records dans la Ligue nationale de hockey.  

Avec son style de jeu non orthodoxe, Martin Brodeur s’est rapidement distingué dans la LNH, remportant le trophée Calder comme recrue de l’année lors de la saison 1993-1994. Au cours de ses 21 saisons avec les Devils du New Jersey, il a atteint les séries éliminatoires à 17 reprises, remportant cinq titres de la Conférence de l’Est et trois Coupes Stanley, en 1995, 2000 et 2003. Au moment de sa retraite en 2015, il menait tous les gardiens de la LNH avec 691 victoires et 125 jeux blancs au cours de 1266 parties. Il menait également pour les buts marqués, les aides et le total de points et a reçu à quatre occasions le trophée Vézina comme meilleur gardien de but de la ligue. Il a aussi mérité le trophée William M. Jennings à cinq reprises pour le plus petit nombre de buts concédés, à égalité avec son idole de jeunesse, Patrick Roy. Membre de l’équipe d’étoiles de la LNH à dix occasions, il est l’un de seulement deux gardiens de but à marquer un but en saison régulière et lors des éliminatoires. Son style multidimensionnel a modifié l’impact du gardien de but dans le jeu, obligeant la LNH à instaurer le « règlement Brodeur », limitant la distance à partir du but où les gardiens pouvaient manier la rondelle.

Toujours près de ses racines et près des gens, lorsque ce fut au tour de Martin Brodeur d’apporter la Coupe Stanley chez lui en 1995, le trophée légendaire s’est retrouvé dans le même quartier où il avait grandi et jouait au hockey de rue avec ses amis, réalisant ainsi un rêve de jeunesse. En 2002 et 2010, il a aidé Équipe Canada à remporter des médailles d’or aux Jeux olympiques d’hiver, unissant de cœur des millions de Canadiens dans tout le pays. Bouclant la boucle, il a transmis un héritage en tant que l’un des plus célèbres athlètes, inspirant la prochaine génération à poursuivre leurs rêves en travaillant fort et en y mettant beaucoup d’originalité et de cœur.

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