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Membre intronisé

Membre du Panthéon

BOBBY ORR

Intronisé en 1982, 2005

Détails membres

Date de naissance: Le 20 Mars 1948
Lieu d'origine: Parry Sound, Ontario
Sport: Hockey sur glace
Catégorie: Athlète

Faits saillants

1968-69

À  établi ​un record pour un défenseur avec une récolte de 21 buts

1969-70

Le trophée Art-Ross, le trophée Conn-Smythe, le trophée James-Norris à huit reprises, et deux buts gagnants de la coupe Stanley et se voit décerner le titre de Joueur par excellence

1969-75

Six saisons consécutives de 100 points ou plus

1972

La coupe Stanley avec les Bruins

1976

 Le Joueur par excellence de la Coupe Canada

Hall of Famer BOBBY ORR
Inspire

Biographie

La carrière de Bobby Orr est à tous points de vue incomparable. Aucun autre joueur ne parvient à imiter son style de jeu. Joueur excitant à voir évoluer, il multiplie les exploits à un rythme effarant. Il n’a que 12 ans et déjà il est destiné à évoluer un jour dans la LNH. Lorsqu’il se joint aux Bruins de Boston en 1966, il joue comme on s’y attendait, et même mieux encore. Orr n’a que 14 ans quand il évolue au niveau provincial et quand il se joint à la formation d’Oshawa dans la Ligue junior de l’Ontario, il n’est âgé que de 15 ans. Non seulement tire-t-il son épingle du jeu, il domine outrageusement le circuit. À son arrivée dans la LNH à 18 ans, son jeu étonne même des légendes comme Gordie Howe et Bobby Hull. À sa première campagne à la ligne bleue des Bruins, Orr enfile 13 buts et se voit décerner le trophée Calder à titre de recrue par excellence du circuit. Sa deuxième saison se limite à 46 matchs en raison d’une blessure au genou, l’une des nombreuses blessures du genre qui mineront son corps et écouteront sa carrière. Un défenseur qui se porte en attaque avec la rondelle sans effort, Orr épate ses adversaires, coéquipiers et les spectateurs. Traversant la patinoire d’un bout à l’autre, il a la capacité, contrairement à ses prédécesseurs Eddie Shore et Doug Harvey, Orr se distingue par la facilité avec laquelle il arrive à loger le disque dans le filet adverse. L’expression « défenseur offensif » prend toute sa signification avec Bobby Orr. À sa troisième saison, il établit un record pour un défenseur avec une récolte de 21 buts, mais ce n’est encore qu’un prélude aux prestations auxquelles il nous habituera au cours de sa carrière. En 1969-1970, il gonfle ce total à 33 buts tout en inscrivant un record de la LNH avec 87 mentions d’aide et mène le circuit avec une fiche de 120 points qui lui confère le trophée Art-Ross et le titre de défenseur le plus prolifique de tous les temps. En 1970, il mène les Bruins à la coupe Stanley, une première à Boston depuis 1941. Orr, une fois de plus, joue les héros avec une poussée offensive qui se termine par un but spectaculaire en supplémentaire aux dépens de Glenn Hall laissant une image indélébile dans l’histoire de la LNH et dans la mémoire de tous les amateurs de hockey. Orr ne s’arrête pas là. Au cours des deux saisons qui suivent, il inscrit 37 buts en 1970-1971 et se fait complice de 102 buts et un total de 132 points éclipsant ses précédents records pour un défenseur. Orr connaît six saisons consécutives de 100 points ou plus, mais s’il émerveille les amateurs de hockey et réécrit le livre des records de la LNH, il en paye le prix en passant la majorité de ses étés à se remettre d’interventions chirurgicales aux genoux. L’usure le rattrape et a finalement raison de lui en 1975-1976 alors qu’après seulement dix matchs il doit à nouveau passer sous le bistouri et rater le reste de la saison. Au cours de l’été 1976, Orr signe un lucratif contrat avec les Blackhawks de Chicago, mais avant même d’enfiler son nouvel uniforme, il mène le Canada à la victoire lors de la première présentation de la Coupe Canada, et est choisi le Joueur par excellence du tournoi. Il ne dispute que 20 matchs avec les Hawks avant de s’absenter pendant le reste de la saison pour soigner ses genoux. Il reste à l’écart du jeu en 1977-1978 espérant que ce repos le remettra sur pied, mais en vain. Six matchs après son retour au jeu la saison suivante, il a non seulement peine à patiner, mais à marcher et se voit contraint de se retirer ne pouvant plus performer à la hauteur de son talent. Orr tire sa révérence après avoir disputé 657 matchs au cours desquels il récolte 917 points. Il remporte le trophée James-Norris remis au meilleur défenseur à huit reprises, soit à chacune des saisons où ses genoux lui permettent de jouer en pleine possession de ses moyens. À deux occasions il termine au premier rang des pointeurs de la LNH, le seul défenseur à avoir réussi l’exploit ne serait-ce qu’une seule fois. Il est l’auteur de deux buts gagnants de la coupe Stanley et se voit décerner le titre de Joueur par excellence de la Ligue nationale de hockey à trois occasions. Il prend au Match des étoiles à chaque fois que ses genoux le lui permettent et à deux reprises il hérite du trophée Conn-Smythe remis au Joueur par excellence des séries éliminatoires. Orr aura contribué à changer la façon de jouer et influencé à tout jamais le rôle du défenseur et la manière de contrer le jeu des défenseurs préconisant un style offensif. Il est une source d’inspiration pour plusieurs dont Denis Potvin et Paul Coffey qui moulent leur style de jeu sur celui de Orr et font bondir les amateurs de hockey de leurs sièges dès qu’ils s’emparent de la rondelle. Bobby Orr, le célèbre numéro 4, fut le plus grand défenseur de toute l’histoire du hockey.