EN | FR
Membre intronisé

Membre du Panthéon

PERCY WILLIAMS

Intronisé en 1955

Détails membres

Date de naissance: Le 19 mai 1908
Lieu d'origine: Vancouver, Colombie-Britannique
Date du décès: Le 29 novembre 1982
Sport: Athlétisme
Catégorie: Athlète

Faits saillants

1928

Les Jeux d’Amsterdam - les médailles d’or dans l’épreuves du 100m et 200m

1950

Est nommé le Meilleur athlète en piste et pelouse du demi-siècle au Canada

1980

Officier à l’Ordre du Canada 

Hall of Famer PERCY WILLIAMS
Inspire

Biographie

En 1950, dans un sondage de la Presse Canadienne dans le but de déterminer les plus grands athlètes du demi-siècle au Canada, les participants doivent aussi se rappeler le plus spectaculaire moment survenu pendant cette période dans le sport canadien. Le choix est évident : la palpitante double victoire de Percy Williams aux épreuves du 100m et du 200m lors des Olympiques de 1928. D’une stature menue, maladive et frêle à l’adolescence, Percy passe telle une balle sur la piste de son école secondaire à Vancouver. En 1926, sa vitesse incroyable capte l’attention de l’entraîneur Bob Granger qui le prend de suite sous sa tutelle et entreprend de préparer le jeune athlète en prévision des grandes courses auxquelles il est destiné. En 1927, Percy a déjà défait quelques-uns des meilleurs sprinters sur la côte Ouest et fracassé les records provinciaux aux courses de vitesse de 100 et 220 verges. Lors des épreuves de qualifications pour les Olympiques de la Colombie-Britannique, il atteint le record olympique de 10,6 secondes dans le 100m sprint sur une piste gazonnée raboteuse et inclinée et à celles des Olympiques nationales à Hamilton, il se taille facilement une place sur le navire en route pour les Jeux d’Amsterdam avec des victoires aux épreuves du 100 et du 200m. En dépit de son bilan impressionnant, peu s’attendent à ce que Percy fasse sa marque sur la scène internationale, et encore moins qu’il monte sur le podium olympique. Le 29 juillet 1928, les Canadiens sont abasourdis par la nouvelle que le jeune Percy Williams de dix-neuf ans vient de gagner la médaille d’or olympique dans l’épreuve du 100m, l’emportant sur les coureurs favoris d’Angleterre, d’Allemagne et des États-Unis. Cet exploit n’est d’ailleurs qu’un début. Trois jours plus tard, le non-favori canadien bat à plates coutures les champions du monde une autre fois dans la course du 200m, se distinguant comme l’homme le plus rapide au monde. De nombreuses critiques tentent de minimiser ses victoires exceptionnelles, insinuant qu’elles ne sont que de vulgaires coups de hasard, mais le sprinter canadien a tôt fait de démontrer ce dont il est capable et détruit tous les doutes. En 1929, il se joint au circuit de piste en salle nord-américain et balaie de manière résolue la compétition, avec une impressionnante victoire de 21 courses sur 22. En 1930, Percy a déjà acquis le titre de «guépard canadien » quand il établit un record du monde de 10,3 secondes dans la course du 100m. Plus tard dans l’année, il remporte une médaille d’or dans l’épreuve du 100 verges aux Jeux de l’Empire britannique (aujourd’hui les Jeux du Commonwealth) à Hamilton, en dépit du fait qu’il souffre d’une élongation musculaire à la jambe. Malheureusement, il ne se remet jamais de la blessure à la jambe qui l’aura tourmenté pendant cette course. En 1932, il agit à titre de capitaine de l’équipe d’athlétisme canadienne aux Jeux Olympiques de Los Angeles mais est éliminé dans les demi-finales de l’épreuve du 100m. Peu après, il abandonne la compétition et entreprend une carrière dans les assurances. Le sondage de la Presse Canadienne de 1950 a démontré que l’incroyable performance olympique de Percy Williams a marqué le public canadien, alors que ses exploits subséquents ont solidifié sa place parmi les plus grands héros sportifs de la nation. Il est nommé le Meilleur athlète en piste et pelouse du demi-siècle au Canada en 1950, et Officier à l’Ordre du Canada en 1980.