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Membre intronisé

Membre du Panthéon

LUCILE WHEELER

Intronisé en 1958

Détails membres

Date de naissance: Le 14 janvier 1935
Lieu d'origine: Montréal, Québec
Sport: Ski alpin
Catégorie: Athlète

Faits saillants

1947

A gagné le championnat national junior en descente et en combiné

1956

Les Jeux Olympiques  à Cortina d'Ampezzo, en Italie - une médaille de bronze dans l'épreuve de descente, devenant la première médaillée olympique du Canada en ski

1958

Le Trophée Lou Marsh 

1976

Est nommée à l'Ordre du Canada

1982

Est intronisée au Temple de la renommée du ski canadien

Hall of Famer LUCILE WHEELER
Inspire

Biographie

Le ski international est dominé par les Européens jusqu'à la fin des années 1940, début 1950, quand les skieurs américains commencent à faire leurs marques sur le podium Olympique. Ce n'est que vers le milieu des années 1950 que Lucile Wheeler, surnommée la « Bon-bombe de St-Jovite » par le rédacteur sportif Ted Reeve, prend d'assaut les Alpes et devient la première Canadienne à se lancer vers la victoire aux Olympiques, et la première Nord-américaine à s'emparer de titres en ski au Championnat du Monde. Elle grandit à St-Jovite, au Québec, pas très loin du célèbre Mont-Tremblant, et s'adonne naturellement au ski. Sa famille exploite le Gray Rocks Inn, une station de ski populaire en hiver, et la jeune Lucile est déjà sur les pentes à l'âge de deux ans. Elle participe à sa première course de descente à l'âge de dix ans, terminant septième parmi 21 compétiteurs seniors. En 1947, alors âgée de douze ans, elle gagne le championnat national junior en descente et en combiné, s'appropriant peu après une place sur l'équipe canadienne féminine de ski. Après avoir assisté à la performance de Andrea Mead Lawrence des États-Unis alors qu'elle s'empare de deux médailles d'or aux Jeux Olympiques de 1952, Lucile décide qu'elle peut elle aussi monter sur le podium; elle n'a besoin que d'un bon entraînement. Réalisant que le seul moyen d'affiner ses compétences au niveau des skieurs européens est de s'entraîner sur leurs montagnes, Lucile passe les cinq saisons suivantes à s'entraîner et à concourir outremer. Elle est une des premières Nord-américaines à le faire, et son dur labeur a tôt fait de porter fruit. Au Championnat du Monde de 1954 en Suède, elle termine septième à l'épreuve de descente et, en 1956, arrive deuxième à Kitzbuhel. Elle passe à l'histoire lors des Jeux Olympiques de 1956 à Cortina d'Ampezzo, en Italie, quand elle remporte une médaille de bronze dans l'épreuve de descente, devenant la première médaillée olympique du Canada en ski. Sa réussite se poursuit en 1957 quand elle réclame les titres en descente et en combiné à Hahnenkammen et à Kitzbuhel, en Autriche, mais ses plus grands exploits restent encore à venir. Aux Championnats du Monde de 1958 à Bad Gastein, en Autriche, elle rafle la palme aux épreuves de descente et de slalom géant, la première Nord-américaine à gagner un titre de Championnat du Monde en ski. La même année, on lui décerne le Trophée Bobbie Rosenfeld de la Meilleure athlète au Canada ainsi que le Trophée Lou Marsh de l'Athlète par excellence, la première skieuse à recevoir ces honneurs. Par son ascension vers les plus hauts rangs de ce sport, Lucile Wheeler aura aidé à mettre le Canada sur la carte du ski international, ouvrant la piste aux futurs champions canadiens comme Anne Heggtveit, Nancy Greene et les Crazy Canucks. Pour sa performance de pionnière, elle est intronisée au Temple de la renommée du ski canadien en 1982, et nommée à l'Ordre du Canada en 1976.