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Membre intronisé

Membre du Panthéon

MAURICE RICHARD

Intronisé en 1975

Détails membres

Date de naissance: Le 4 août 1921
Lieu d'origine: Montréal, Québec
Date du décès: Le 27 mai 2000
Sport: Hockey sur glace
Catégorie: Athlète

Faits saillants

1942-60

Huit Coupes Stanley avec les Canadiens de Montréal

1944-45

Marque 50 buts en 50 jeux avec les Canadiens de Montréal

1955-60

Capitaine - Les Canadiens de Montréal

Hall of Famer MAURICE RICHARD
Inspire

Biographie

Maurice Richard était plus qu’un simple marqueur de buts. Héros, légende vivante, il est le plus grand joueur de son époque. Maurice se joint aux Canadiens en 1942 durant l’une des périodes les plus creuses de l’histoire du Tricolore, mais une fracture à la jambe écourte sa première saison. Remis de sa blessure, il revient au jeu la saison suivante et marque 32 buts, une excellente récolte en dépit de l’absence de plusieurs joueurs dans le circuit qui sont appelés dans la milice. Cette année-là, les Canadiens remportent la coupe Stanley, la première de huit pour Richard. En 1944-1945, Richard écrit une page d’histoire en enfilant 50 buts en 50 matchs. Il devient le premier joueur à atteindre ce plateau. Son exploit de 50 en 50 tiendra le coup pendant plus de 30 ans, jusqu’à ce que Mike Bossy réédite la marque avec les Islanders. Ses 50 buts resteront à l’abri pendant deux décennies, jusqu’à ce que le calendrier de la LNH soit porté à 70 matchs. L’année suivante la production de Richard chute à 27 buts, mais les Canadiens remportent la coupe Stanley. Il poursuit avec une campagne de 45 filets pour mener la LNH une fois de plus. Maurice Richard connaître 14 saisons consécutives avec au moins 20 buts démontrant une remarquable constance. Ce n’est pas tellement les buts, mais la manière avec laquelle il marquait ses buts qui fait de Maurice Richard un joueur unique. En premier lieu, notons que Richard évolue à l’aile droite bien qu’il lance de la gauche ce qui lui un meilleur angle de tir en arrivant au but. À l’intérieur de la ligne bleue adverse, le désir de marquer de Richard se voit dans son regard de feu et rien ne l’arrête. À le voir jouer, ne serait-ce qu’une fois, on comprend sans peine pourquoi on le surnomme le Rocket. Outre le feu sacré, Maurice Richard est aussi reconnu pour son tempérament qui lui cause parfois de perdre son sang-froid. L’incident le plus célèbre se produit au cours de la saison 1954-1955 quand il atteint un juge de ligne à la tête au cours d’une échauffourée. Pour son geste, le président de la LNH, Clarence Campbell, lui inflige une suspension exemplaire, soit les trois derniers matchs de la saison régulière et la durée des séries éliminatoires. Quelques jours après l’annonce de sa peine, lors d’un match au Forum, on assiste à l’émeute Maurice Richard alors que les partisans de Maurice font un mauvais parti à Campbell, qui assiste à la rencontre, avant de mettre les environs du Forum à feu et à sac. Pour rétablir l’ordre on demande à Richard de lancer un appel au calme à la radio. L’émeute, cependant, symbolise le statut de Richard et, de ce fait, déborde sur le contexte social qui prévaut au Québec à cette époque. Un héros issu d’une famille de travailleurs prolétaires, un héros francophone dont la connaissance de l’anglais est mitigée et qui ne cache pas la fierté qu’il a d’être un Canadien-français. L’émeute se veut un appui sans équivoque envers Richard plutôt qu’une manifestation de soutien relativement au geste commis à l’endroit de l’officiel. Richard revient au jeu la saison suivante et démontre qu’il n’a rien perdu de sa fougue ou de sa touche de marqueur. Il enfile 38 buts, une production identique à celle de la saison précédente, et aide les Canadiens à réaliser le premier pas vers une incroyable séquence de cinq coupes Stanley consécutives. En 1959-1960, les années font leur œuvre et bien que Maurice montre ses signes de ralentissement, il n’en réussit pas moins 19 buts et en ajoute un autre but en séries éliminatoires. Au camp d’entraînement en vue de la saison 1960-1961, Richard annonce qu’il accroche ses patins. Il compte à sa fiche 544 buts, un sommet dans l’histoire de la LNH. Il aura pris part à 13 Matchs des Étoiles consécutifs et est sera à jamais considéré le meilleur buteur que le hockey aura connu. Le Temple de renommée du hockey lève la traditionnelle période d’attente de cinq ans et intronise Maurice Richard lors de la même année. En 1998, la LNH instaure le trophée Maurice-Richard qui est remis annuellement au joueur ayant inscrit le plus de buts en saison régulière. Après son décès en mai 2000, la dépouille mortelle du légendaire Rocket est exposée au Centre Molson et, comme ce fut la cas lors du décès de Howie Morenz en 1937, des centaines de milliers de gens lui rendent un dernier hommage. Maurice Richard était un grand joueur de hockey, mais surtout un homme du Québec et un héros dont le rôle social surpassait celui de l’idole de hockey qu’il était.