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Membre intronisé

Membre du Panthéon

JACQUES PLANTE

Intronisé en 1981

Détails membres

Date de naissance: Le 17 janvier 1929
Lieu d'origine: Shawinigan Falls, Québec
Date du décès: Le 26 février 1986
Sport: Hockey sur glace
Catégorie: Athlète

Faits saillants

1955-60

Cinq coupes de Stanley - Les Canadiens

Cinq trophées Vézina

1961-62

Le trophée Hart

Hall of Famer JACQUES PLANTE
Inspire

Biographie

Bien qu’il connaisse une carrière étincelante et amasse des statistiques impressionnantes, on se souvient particulièrement de Jacques Plante en raison des événements du 2 novembre 1959. Plante profite de quelques essais avec les Canadiens en saison régulière et dans les séries du printemps 1953 alors que le Tricolore remporte la coupe. La saison suivante il est appelé à disputer plus de matchs et en 1954 il hérite du poste de gardien numéro un de l’équipe qu’il gardera durant les neuf saisons qui suivent. À sa première saison complète il conserve une excellente fiche de 31-13-7 et à compter de 1955-1956 il permet aux Canadiens de remporter la coupe Stanley cinq saisons de suite. Plante excelle à un tel point qu’il mérite aussi le trophée Vézina lors de quatre de ces cinq saisons menant à chaque occasion le circuit pour le nombre de victoires. Considéré comme l’un des gardiens les plus superstitieux de tous les temps, certainement le meilleur d’entre eux, Plante est aussi un pionnier. Il est le premier à lever le bras pour signifier à son défenseur qu’il y a dégagement. Il n’hésite pas à quitter son filet pour manier la rondelle derrière le but et s’avance vers les joueurs adverses de manière à couper l’angle de tir. En fait, il fut le premier cerbère à étudier les responsabilités du gardien et à apprendre à comprendre que la technique est toute aussi importante que les réflexes pour aider le gardien à bloquer la rondelle. Le 2 novembre 1959 à New York, Plante reçoit un tir de l’attaquant Andy Bathgate en plein visage. Il se rend à la clinique pour y recevoir des points de suture. À son retour sur la patinoire, son visage est masqué. Plante devient ainsi le premier gardien depuis Clint Benedict une vingtaine d’années auparavant, à porter pareille pièce d’équipement. Plante refuse de délaisser son masque en dépit des protestations de son entraîneur Toe Blake. Ce dernier sait qu’il a affaire au meilleur cerbère de la LNH et puisque Plante continue à gagner des matchs, il n’a d’autre alternative que de lui permettre le port du masque même si selon lui cela constituait un manque de courage. Pour Plante, le masque est une façon de se protéger et d’éviter de sérieuses blessures alors que dans le cas de Benedict le masque avait constitué une mesure temporaire afin de protéger une blessure qu’il soignait. Dans les années 60, Plante ouvre la voie aux autres gardiens en continuant à améliorer les masques pour les rendre encore plus sécuritaires. En 1963, les Canadiens échangent Jacques Plante aux Rangers de New York en 1963. En 1961-1962, un an après la conquête de la coupe Stanley par les Leafs, Plante remporte une fois de plus le trophée Vézina ainsi que le trophée Hart à titre de joueur par excellence dans la LNH. Il passe une saison et demi avec les Rangers avant d’accrocher ses jambières, mais effectue un retour au jeu en 1968 et partage le filet des Blues de St. Louis avec un autre grand gardien ; Glenn Hall. Les deux vétérans remportent ensemble le trophée Vézina en 1968-1969 avant que Plante ne se joigne aux Maple Leafs puis aux Bruins. Il mettra un terme à a carrière dans la LNH à l’âge de 44 ans, mais ce ne sera pas encore une retraite définitive car Plante jouera dans l’AMH jusqu’à son 46e anniversaire. En carrière, il remporte 435 matchs et obtient 82 jeux blancs, des statistiques qui lui ouvrent toutes grandes les portes du Temple de la renommée du hockey. Mais c’est surtout sa philosophie quant au travail du gardien de but et son initiative à développer le masque de gardien de but qui constituent ses plus grandes contributions à l’épanouissement du hockey sans oublier la survie de nombreux gardiens.