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Inspire les Canadiens – dans le sport et dans la vie
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Annonçant les Membres Intronisés de 2017

 

Le Panthéon des sports canadiens annonce les membres intronisés de 2017

Toronto, 19 avril 2017 – Le Panthéon des sports canadiens a fait l’annonce des six athlètes, une équipe et deux bâtisseurs qui seront intronisés en 2017. L’intronisation au Panthéon des sports canadiens est considérée comme la plus grande distinction sportive du Canada et rehausse les brillantes carrières sportives des candidats. Les personnes intronisées cette année ont brisé des barrières, ouverts de nouvelles voies et agi en tant que fiers ambassadeurs des valeurs canadiennes. Chacun des membres intronisés a été source d’inspiration, tant sur le terrain de jeu qu’à l’extérieur, utilisant le sport comme plateforme afin de créer un Canada meilleur pour leurs collègues athlètes et pour tous les Canadiens et Canadiennes.

Représentant le gouvernement du Canada, l’honorable Carla Qualtrough, ministre des Sports et des Personnes handicapées, était présente pour accueillir les intronisés de 2017. « Au nom de notre gouvernement, j’offre mes sincères félicitations à toutes les personnes qui seront intronisées en 2017 au Panthéon des sports canadiens. Vous faites partie d’un groupe extraordinaire de leaders sportifs. Je vous remercie de votre apport au milieu du sport. Vous avez contribué à édifier des communautés dynamiques, inclusives et actives pour tous les Canadiens, particulièrement les jeunes. »

 « Nous sommes fiers d’annoncer les membres intronisés de 2017 – un groupe de personnes qui comprend les plus illustres héros sportifs autochtones, nationaux, olympiques et paralympiques et qui est source d’inspiration pour tous les Canadiens et Canadiennes dans le sport et dans la vie. Ce groupe de personnes reflète brillamment la riche histoire sportive canadienne des 150 dernières années », a déclaré Mario Siciliano, président et chef de la direction du Panthéon des sports canadiens.

Le groupe distingué des intronisés de 2017 comprend :

 L’intronisation des candidats de 2017 se fera officiellement lors des célébrations d’intronisation de 2017 du Panthéon des sports canadiens, le 9 novembre 2017, au Palais des congrès du Toronto métropolitain. Veuillez visiter sportshall.ca pour des informations additionnelles.

Le Panthéon des sports canadiens est un organisme caritatif national créé en 1955. Chaque année, un groupe d’athlètes et de bâtisseurs canadiens, choisis parmi les plus influents et inspirants, sont intronisés au Panthéon. Il s'agit de véritables héros sportifs canadiens présentant des réalisations et des leçons de vie pouvant inspirer tous les Canadiens et Canadiennes à réaliser leur plein potentiel dans tous les aspects de leur vie.

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À PROPOS DU PANTHÉON DES SPORTS DU CANADA

Le musée du Panthéon des sports du Canada est un édifice primé à l’international et offre plus de 40 000 pieds carrés d’expériences inspirantes. Situé dans le Parc olympique du Canada de WinSport, site des Jeux olympiques d’hiver de 1988, à Calgary, le Panthéon des sports canadiens présente 12 galeries, plus de 50 expositions interactives et une collection de 100 000 artefacts. Notre mission consiste à faire connaître les exploits de nos membres intronisés afin d’inspirer tous les Canadiens et Canadiennes à réaliser leur plein potentiel dans tous les aspects de leur vie. Visitez le site www.sportshall.ca pour obtenir de plus amples renseignements sur nos programmes éducatifs, nos offres de location de salles et évènements à venir.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS :

Marnie Krell
Gestionnaire, Marketing et Communications
Tel: 403 776-1086
[email protected]

 


Carol Huynh - athlète, lutte

Carol Huynh est née à Hazelton, en Colombie-Britannique, la troisième de cinq frères et sœurs. Elle a été la première qui est née au Canada après que sa famille eut émigré au Canada à titre de réfugiés du Vietnam. Son entraîneur à l’école secondaire lui fait connaître la lutte et elle continue de progresser dans ce sport, en premier lieu au niveau universitaire, avec l’Université Simon Fraser. Elle mérite deux médailles lors des Championnats du monde, soit le bronze en 2000 et l’argent en 2001, et est couronnée championne des Jeux mondiaux universitaires en 2005. Elle déménage par la suite en Alberta en 2007 où elle devient membre du club de lutte des Dinos de Calgary.

Carol Huynh est championne canadienne junior à deux reprises (1999 et 2000) et 11 fois championne canadienne séniore (2000-02, 2004-2008 et 2010-12), championne des Jeux panaméricains en 2007 et 2011, championne des Jeux du Commonwealth en 2010 et médaillée à quatre occasions aux Championnats du monde de lutte (argent en 2001, bronze en 2000, 2005 et 2010). Aux Jeux olympiques de 2008 à Beijing, elle n'est pas la favorite pour l’emporter, mais elle marque l’histoire, devenant la première Canadienne à remporter l’or olympique dans la catégorie des 48 kg. Il s’agissait de la première médaille d’or olympique pour le Canada en lutte féminine et peu de temps après, elle se retrouve de nouveau sur le podium, remportant une médaille de bronze aux Jeux olympiques de 2012 à Londres.

Carol Huynh a pris sa retraite de la compétition après les Jeux olympiques de 2012, mais elle a redonné à son sport et à sa communauté de plusieurs façons au Canada et dans le reste du monde. Lorsque la lutte est retirée du programme olympique après des Jeux olympiques de 2012, Carol Huynh est choisie par ses pairs pour militer en leur faveur à la 125e réunion du Comité international olympique, à Buenos Aires, en 2013, pour que la lutte soit réintégrée aux Jeux, ce qu’elle réussit à faire. Elle agit comme entraîneure adjointe avec le club de lutte des Dinos de l’Université de Calgary et comme entraîneure de la prochaine génération à l’Institut national de sport, à Calgary.

Au début de l’année 2015, elle est choisie comme ambassadrice du United World Wrestling Super 8, campagne visant le développement de la lutte féminine, et elle est présentement présidente de la commission des athlètes de la fédération internationale United World Wrestling. Carol Huynh a fait preuve de passion, de classe et d’un engagement extraordinaire envers son sport et sa communauté tout au long de sa carrière en tant qu’athlète, entraîneure et dans la défense de son sport.


Cindy Klassen - athlète, patinage de vitesse

Cindy Klassen commence son parcours en patinage lorsqu’à l’âge de deux ans, son père lui donne un bâton de hockey fait maison et une paire de patins. Jusqu’à ce qu’elle termine ses études, Cindy pratique tous les sports qu’elle peut inclure à son emploi du temps. À l’âge de 23 ans, Cindy remporte sa première médaille olympique, le bronze au 3000 m, aux Jeux olympiques d’hiver de 2002 à Salt Lake City. En 2002-2003, elle connaît l’une des meilleures saisons jamais réalisées par un athlète canadien sur le circuit de la Coupe du monde de patinage de vitesse avec 13 médailles d’or, 3 d’argent et 5 de bronze. 

En 2003, Cindy termine au 2e rang du classement cumulatif aux Championnats du monde de sprint et un mois plus tard, elle devient la première Canadienne en 27 ans à gagner le titre cumulatif aux Championnats du monde combinés de patinage de vitesse. C’était la première fois en 15 ans qu’une athlète remportait la même année des médailles au cumulatif lors des deux événements. Cindy complète de façon éclatante cette saison incroyable en mettant la main sur le titre au 1500 m de la Coupe du monde. En octobre 2003, Cindy fait une chute à l’entraînement, endommageant 12 tendons dans son avant-bras. Deux mois plus tard, elle est de retour à l’entraînement et aux Championnats du monde simple distance, au mois de mars 2004, elle gagne une médaille d’argent au 1500 m et une de bronze au 1000 m. En 2005, Cindy se retrouve à nouveau sur la plus haute marche du podium. Pour la deuxième fois, elle gagne le titre du 1500 m en Coupe du monde et deux médailles d’or aux Championnats du monde en remportant les épreuves du 1500 et 3000 m. 

Aux Jeux olympiques d’hiver de 2006 à Turin, Cindy devient la première Olympienne canadienne à gagner cinq médailles à la même édition des Jeux olympiques, soit l’or au 1500 m, l’argent au 1000 m et en poursuite par équipes et le bronze au 5000 et 3000 m, devenant ainsi l’Olympienne canadienne d’hiver la plus décorée, avec six médailles. Cindy conclut la saison 2006 en remportant le titre cumulatif aux Championnats du monde combinés avec des médailles d’or dans les quatre distances et est aussi couronnée championne au 3000 m en Coupe du monde.

Au cours de ses 15 années de compétition en patinage de vitesse, Cindy a cumulé un total de 115 médailles, soit 46 d’or, 41 d’argent et 28 de bronze. Elle est couronnée championne du monde à neuf occasions et fracasse sept records internationaux, y compris six records du monde, et est toujours titulaire du record du monde au 3000 m. Cindy a redonné à la communauté en travaillant avec plusieurs organismes de charité et elle est aussi impliquée dans la promotion des sports pour les femmes dans d’autres pays. Elle a travaillé sans relâche pour offrir aux filles et aux femmes des occasions nouvelles de pratiquer des sports, devenant un modèle au Canada et partout dans le monde, tant sur la glace qu'à l’extérieur de celle-ci.


 Lanny McDonald - athléte, hockey sur glace

Dans sa Jeunesse, le héros de Lanny McDonald a été son père qui lui a enseigné la valeur du travail acharné sur la ferme familiale, à Craigmyle, en Alberta. Il est le plus jeune de quatre enfants et a été élevé en ayant un profond sens de la famille et de la communauté. Lanny apprend à patiner à l’âge de cinq ans et après plusieurs années de participation au hockey mineur, il quitte la maison familiale à l’âge de 16 ans pour poursuivre son rêve en hockey. Il se retrouve rapidement en tête de liste des recruteurs de la LNH qui mentionnent toujours trois qualités lorsqu’ils parlent de lui : bon lancer, bon patineur et très robuste.

Lanny est le premier choix des Maple Leaf de Toronto, quatrième au total, à la séance de repêchage de la LNH en 1973 et joue près de sept saisons pour cette équipe. Son excellent jeu lui vaut d’être invité à jouer avec Équipe Canada à la Coupe Canada de 1976. Il prend part à cinq matchs et fait la passe conduisant au but victorieux en prolongation contre la Tchécoslovaquie. Lanny était un joueur robuste, mais propre, méritant d’être nommé sur la 2e équipe d’étoiles de la LNH en 1977. Il prend part au match des étoiles en 1978 et fait partie du groupe de joueurs qui affronte l’équipe nationale soviétique lors des matchs de la Challenge Cup en 1979, pour finalement rejouer dans le match des étoiles cette même année.

Lanny est encore choisi pour porter les couleurs du Canada au Championnat du monde de hockey de 1981 et c’est avec plaisir qu’il retourne chez lui, en Alberta, lorsqu’il est échangé cette même année aux Flames de Calgary par l’Avalanche du Colorado, après y avoir joué deux années. Il joue le meilleur hockey de sa carrière pour les Flames et marque 66 buts, soit le plus grand nombre de sa carrière, et 98 points lors de la saison 1982-1983. Pour la deuxième fois, il est choisi au sein de la 2e équipe d’étoiles de la LNH en 1983 et mérite le trophée commémoratif Bill Masterton, reconnaissant sa persévérance, son esprit sportif et son engagement envers le hockey. La saison 1988-1989 est une année exceptionnelle alors qu’il gagne le trophée commémoratif King Clancy pour ses qualités de leadership sur la glace et à l’extérieur de celle-ci et pour sa contribution humanitaire remarquable dans la communauté; il obtient son 1000e point le 7 mars 1989, marque son 500e but le 21 mars et conclut sa carrière de 16 saisons en 1989 en marquant le but gagnant contre les Canadiens de Montréal pour aider les Flames à remporter leur première et seule Coupe Stanley

Lanny est le premier joueur de l’organisation des Flames à voir son chandail retiré le 17 mars 1990 et après sa retraite, il agit comme vice-président de l’organisation des Flames. Il est nommé gérant général d’Équipe Canada pour les Championnats du monde de 2001 et de 2002 et agit comme directeur du personnel lorsque le Canada gagne la médaille d’or au Championnat du monde de 2004.

Lanny a toujours été le premier à aider quelqu’un qui avait besoin d’aide, et le mouvement des Olympiques spéciaux est devenu un de ses intérêts principaux depuis 1974. Son implication avec les Olympiques spéciaux et son travail avec les hôpitaux du Réseau Enfants-Santé lui ont valu de recevoir, de la part des Flames, le tout premier Prix humanitaire Ralph T. Scurfield pour son travail caritatif. Au-delà de sa carrière au hockey, Lanny a fait preuve de loyauté et d’engagement envers plusieurs causes et pour cette raison, il est un véritable héros canadien.


Gaylord Powless - athléte, la crosse (1946-2001)

Gaylord Powless est un joueur de crosse d’origine mohawk, natif de la réserve des Six Nations de la rivière Grand, située près de Brantford, en Ontario, où la famille Powless vit depuis plus de 200 ans. Gaylord reçoit son premier bâton de crosse à l’âge de deux ans et dès l’âge de 17 ans, il est lauréat du prix Tom Longboat, remis au meilleur athlète autochtone au Canada, alors qu’il pratique le « Jeu du Créateur » et poursuit une tradition familiale et culturelle importante.

En 1964, Gaylord est recruté par les Green Gaels d’Oshawa, une équipe junior de crosse. Il mène cette équipe à quatre titres en Coupe Minto et est désigné joueur le plus utile de ce championnat en 1964 et 1967. Il signe un contrat professionnel en 1968 et en 1969, il évolue avec les Chiefs de Rochester, remportant le titre de la Ligue de crosse Can-Am. Gaylord a connu une brillante carrière en crosse professionnelle et sénior amateur avec différentes équipes à Détroit, Syracuse, New York, Montréal, Brantford, Port Coquitlam et Brampton et aussi avec l’équipe des Six Nations.   

Gaylord est aussi un joueur étoile avec les Olympics de Détroit de l’Association nationale de crosse. Il compte 63 buts au cours de la saison 1968, deux fois plus que celui qui le suit au classement. Il savait où tous les joueurs se retrouvaient sur le terrain, n’était pas un joueur égoïste et était un fabricant de jeu extraordinaire. Des blessures mettent prématurément fin à sa carrière, et en 1977, il prend sa retraite à l’âge de 30 ans. Tout au long de sa carrière et même par la suite, Gaylord a travaillé pour faire connaître son sport, jouant dans de nombreux arénas partout en Amérique du Nord afin de promouvoir la crosse.

En tant qu’Autochtone, Gaylord a été victime de racisme de la part des entraîneurs, des joueurs, des partisans et des journalistes sportifs. Sa réaction a été de reconnaître qu’il serait la cible d’intimidation et de harcèlement et de surmonter cette situation en étant le meilleur joueur et le marqueur le plus prolifique qu’il pourrait être.

Gaylord a redonné à sa communauté en agissant comme entraîneur de crosse, de hockey et de patinage artistique. Il a aussi appuyé l’activité pour les personnes âgées, aidé dans la promotion de la crosse, joué dans des matchs de célébrités et été engagé dans la promotion du sport auprès de la communauté des Six Nations pendant plus de 20 ans. La crosse est considérée comme le premier sport d’équipe en Amérique du Nord, et en 1994, le gouvernement du Canada a officiellement désigné la crosse comme sport national d’été du Canada.

Malheureusement, Gaylord est décédé le 28 juillet 2001, mais son influence en tant que modèle et source d’inspiration pour des générations de jeunes autochtones se fait toujours sentir. Grâce à la crosse, Gaylord a aidé à créer des ponts, des amitiés et de la compréhension entre les joueurs et les cultures autochtones et non autochtones au Canada.


Mike Weir - athlète, golf

Mike Weir, originaire de Sarnia, en Ontario et l’un des meilleurs golfeurs du Canada, a été le premier Canadien à gagner le prestigieux tournoi des Maîtres. Comme plusieurs jeunes Canadiens, Mike rêve initialement de jouer au hockey, mais son parcours bifurque lorsqu’il tient un bâton de golf dans ses mains pour la première fois. Il est intrigué par le golf à cause des défis que présente la pratique de ce sport et du travail requis y obtenir du succès. Sa détermination s’est précisée alors qu’il est un joueur étoile avec l’équipe de golf de l’Université Brigham Young. Cette même détermination l’aidera à connaître le succès lors des premières années de sa carrière professionnelle sur le circuit canadien où il décroche le titre de recrue de l’année en 1993 et est en tête de l’Ordre de mérite en 1997, avant d’accéder au circuit de la PGA en 1998.

Mike remporte son premier tournoi du circuit de la PGA en 1999, devenant le premier Canadien à gagner un tournoi de la PGA tenu en sol canadien. Par la suite, il remporte sept autres tournois de la PGA, y compris une victoire au tournoi des Maîtres en 2003. Tout au long de sa carrière, Mike a déjoué les pronostics, alors que les sceptiques le disaient de trop petite taille ou pas assez puissant. Il fait taire les critiques en 2003 alors qu’il endosse le veston vert et devient un héros canadien par le fait même.

En 2000, Mike devient le premier Canadien à prendre part à la Coupe des Présidents, où il mène l’équipe internationale avec une fiche de 3-2-0. Il fait aussi partie de l’équipe de la Coupe des Présidents en 2003, 2005 et 2007 alors qu’il gagne la dernière ronde de ce tournoi de format match en sol canadien. Mike participe consécutivement à une cinquième Coupe des Présidents en 2009.   

Mike s’est distingué non seulement par ses succès, mais aussi par son comportement calme, ciblé et humble, autant dans la victoire que dans la défaite. Il fait preuve de dignité et de grâce en tout temps et est un modèle pour la jeunesse canadienne, contribuant ainsi au développement du golf de niveau junior au Canada.

Mike a utilisé son succès en tant que golfeur professionnel comme plateforme pour aider les familles dans le besoin en créant, en 2004, la fondation Mike Weir pour soutenir les enfants qui ont des besoins physiques, psychologiques ou financiers. Il a aussi mis en place un programme de levée de fonds national, le Mike Weir Miracle Golf Drive for Kids, en appui au Réseau Enfants-Santé. Au niveau national, Mike a été nommé membre de l’Ordre du Canada en 2007 pour la contribution qu'il a faite à notre pays grâce à son travail caritatif. 


 Simon Whitfield – athlète, triathlon

Olympien à quatre occasions et dix fois champion canadien, Simon Whitfield est l’un des athlètes canadiens les plus complets et décorés. Il participe à son premier triathlon à l’âge de 12 ans, à Sharbot Lake, en Ontario, et prédit sa propre destinée lorsqu’il déclare au journal local que son objectif est de gagner une médaille d’or aux Jeux olympiques en triathlon.

En 1999, Simon mérite une médaille de bronze aux Jeux panaméricains. Plus tard, il devient l’un des rares athlètes dans le monde à prendre part à quatre triathlons olympiques depuis que ce sport a été ajouté au programme aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney, où Simon réalise le rêve de sa vie en remportant la médaille d’or. Il poursuit en gagnant la médaille d’or aux Jeux du Commonwealth en 2002 et a inspiré le pays entier lors des Jeux olympiques de 2008 à Beijing, remportant une médaille d’argent.

Les réalisations de Simon en tant que triathlonien et ambassadeur de ce sport ont un impact énorme sur la communauté du triathlon. Simon prend son rôle d’ambassadeur du triathlon au Canada et dans le monde très sérieusement. Il continue d’inspirer et de mettre au défi tous ceux qui l’entourent de travailler avec ardeur, de viser l’excellence et plus important encore, d’avoir un style de vie actif et sain.

Simon appuie plusieurs organismes caritatifs et adore agir comme mentor auprès des jeunes pour qu’ils découvrent leur passion. Il a donné beaucoup de son temps à plusieurs organisations qui ont pour mission d’inspirer les athlètes à poursuivre leurs rêves ou à adopter un style de vie actif et sain. Les habiletés athlétiques incroyables de Simon ont inspiré les jeunes partout dans le monde. Il continue de visiter des écoles afin d’encourager les jeunes à ne pas avoir peur de ne pas réussir et de poursuivre leurs rêves. Son message est que la poursuite de l’excellence constitue sa propre récompense et que même si tous ne peuvent devenir Olympiens, ce n’est pas le résultat qui est la récompense, mais plutôt de performer au meilleur de ses capacités.   

 


Dr. Robert W. Jackson – bâtisseur, Jeux paralympiques (1933-2010)

Le mouvement paralympique canadien a pris naissance au Japon lorsque le docteur Robert W. Jackson a assisté aux Jeux paralympiques de 1964 à Tokyo. À ce moment, le Canada ne participait pas aux Jeux paralympiques, mais le docteur Jackson, un chirurgien orthopédique qui travaillait avec l’équipe olympique canadienne, a pu vivre en personne l’expérience de cette compétition. Il était déjà sensibilisé et était intéressé au sport pour les personnes vivant avec un handicap après avoir assisté aux 10e Jeux annuels de Stoke Mandeville, en Angleterre en 1961.

En plus de son intérêt pour les Jeux paralympiques, le docteur Jackson entreprend, en 1965, une mission qui durera 40 ans et qui a pour but d’enseigner aux médecins, au Canada et à l’étranger, une procédure arthroscopique d’opération aux genoux et autres articulations sans avoir à ouvrir l’articulation au complet. Cette technique réduit de façon significative la période de récupération pour les patients et est l’une des avancées les plus significatives en chirurgie orthopédique de ce siècle, modifiant radicalement le traitement des blessures sportives partout dans le monde.

En 1967, le docteur Jackson contribue à la création de l’Association canadienne des sports en fauteuil roulant, dans le but de déléguer une équipe aux Jeux paralympiques, et il en est le président fondateur, poste qu’il occupe de 1967 à 1972. Une année plus tard, le Canada prend part aux Jeux paralympiques de 1968 à Tel-Aviv. En 1972, il accepte la responsabilité d’organiser les Olympiades de 1976 pour les personnes physiquement handicapées qui ont eu lieu à Toronto, parallèlement aux Jeux olympiques à Montréal, et qui regroupaient des athlètes paraplégiques, amputés et aveugles de partout dans le monde. À la suite de cette compétition et du leadership du docteur Jackson, la Fédération canadienne des organisations sportives pour les personnes avec un handicap a été créée, précurseure du Comité paralympique canadien.

Le docteur Jackson est vu par plusieurs comme le fondateur du mouvement paralympique canadien et il a aussi réalisé l’impact plus grand du handisport. Il a fait valoir que si une personne ayant une lésion à la moelle épinière pouvait faire un développé-couché de 400 livres, alors surement cette même personne pouvait aussi faire une semaine de travail de 40 heures et être un membre pouvant contribuer à la société. Le docteur Jackson a fait en sorte que le Canada devienne un leader du mouvement paralympique et que les personnes avec un handicap puissent se faire valoir sur la scène mondiale et inspirent les autres à suivre leur exemple. Les Paralympiens sont une source d’inspiration pour tous les Canadiens et Canadiennes, avec ou sans handicap, les incitant à la pratique sportive et à réaliser leur plein potentiel. Le docteur Jackson est décédé le 6 janvier 2010, à l’âge de 78 ans, ayant vécu une vie bien remplie, faite de don de soi et d’altruisme.


Dr. Charles Tator – bâtisseur, scientifique et neurochirurgien

Éminent scientifique, neurochirurgien, professeur et administrateur depuis les années 1970, le docteur Charles Tator a eu un impact important sur la recherche, la prévention et le traitement des traumatismes à la moelle épinière, transformant la compréhension des commotions cérébrales partout dans le monde.

Alors qu’il travaille comme neurochirurgien dans les années 1970, le docteur Tator se dévoue à la sécurité en sport après que cinq joueurs de hockey, au cours d'une période de 13 mois, deviennent quadriplégiques à la suite de coups donnés par-derrière causant un traumatisme cervical. Depuis lors, il est devenu un mentor auprès de la prochaine génération de grands chercheurs en chirurgie, et son travail a amené une profonde transformation alors qu’il est intervenu énergiquement à propos de l’importance pour les joueurs, les entraîneurs, les décideurs, les médecins, les journalistes et les parents de comprendre l’impact des commotions cérébrales en sport.

Les efforts de représentation du docteur Tator mènent à l’adoption de nouveaux règlements et lignes directrices pour la prévention des blessures à la moelle épinière au hockey et en 1992, il participe à la création de Parachute Canada, une organisation qui fait l'éducation des jeunes, du personnel médical, des enseignants, des entraîneurs et des parents partout au pays à propos de la sécurité en sport.

Le docteur Tator a contribué à la publication de plus de 700 articles et recommandations visant l’élaboration de politiques concernant la prévention et la gestion des commotions cérébrales associées au sport au Canada. Il a donné temps et expertise à plus de 100 conseils d’administration, comités aviseurs et bénévoles, se déplaçant à travers le pays et donnant des conférences partout dans le monde pour faire en sorte que les athlètes de tous âges et de tous les niveaux d’habileté puissent minimiser le risque de blessures sérieuses et profiter des sports le plus possible. Il a été un agent de changement significatif et courageux en sport et loisir pour le Canada, oeuvrant pour que le sport soit plus sécuritaire pour tous au Canada.


Les Grads d’Edmonton, équipe féminine de basketball

Le nom officiel de l'équipe des Grads d’Edmonton était le Commercial Graduates Basketball Club et il était entraîné par Percy Page au McDougall Commercial High School, à Edmonton. Effectuant leurs débuts comme équipe féminine d’une école secondaire, les Grads ont dominé le basketball féminin de 1915 à 1940, pour une moyenne de 95 %. Elles n’ont jamais perdu une édition du Championnat international Underwood, cumulant 23 titres.

En 1924, la Fédération sportive féminine internationale décerne le titre de championnes du monde aux Grads. L’équipe remporte également les 27 matchs olympiques disputés dans les années 1920 et 1930. L’ajout du basketball au programme officiel des Jeux olympiques se fera en 1936 pour les hommes, mais seulement 40 années plus tard pour les femmes, en 1976.

Au moment de leur retraite, les Grads détenaient titres au niveau local, provincial, régional de l’Ouest, national, international et mondial, s’établissant ainsi comme une dynastie ayant une fiche victorieuse inégalée dans aucun sport d’équipe, masculin ou féminin. Véritables championnes, le succès des Grads est le résultat d’habiletés naturelles, d’un leadership fort, d’engagement, d’esprit sportif et de détermination.

Durant la carrière de 25 années des Grads, seules 38 joueuses ont été inscrites dans les registres officiels. Le succès sportif des Grads était accompagné du respect qu’elles avaient mérité au Canada et à l’étranger et a par conséquent réduit au silence les critiques qui affirmaient que l’activité intense pouvait être dommageable pour les femmes. Le plus grand compliment leur a possiblement été fait par l’inventeur du basketball, le docteur James Naismith, membre intronisé au Panthéon des sports canadiens, qui a dit à leur sujet qu’elles étaient la meilleure équipe à avoir joué au basketball.


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