EN | FR
Membre intronisé

Membre du Panthéon

JEAN WILSON

Intronisé en 1955

Détails membres

Date de naissance: Le 19 juillet 1910
Lieu d'origine: Glasgow, Écosse
Date du décès: Le 3 septembre 1933
Sport: Patinage de vitesse
Catégorie: Athlète

Faits saillants

1931

Le titre de championne de l’Amérique du Nord

1934

En honneur de ses extraordinaires accomplissements, le Toronto Telegram instaure le Trophée Jean Wilson qui est décerné chaque année à la patineuse de vitesse en salle la plus rapide

Hall of Famer JEAN WILSON
Inspire

Biographie

Bien qu’elle décède prématurément à l’âge de 23 ans, Jean Wilson aura pu réussir mieux que la plupart des athlètes ne peuvent qu’espérer en toute une vie. Au cours de sa brève carrière de patineuse de vitesse, elle gravit les échelons de la compétition mondiale de patinage de vitesse, de municipale aux Olympiques, en passant par les championnats nord-américains. Née à Glasgow, en Écosse, elle arrive au Canada dans la petite enfance. Elle n’apprend à patiner qu’à l’âge de 15 ans, mais Harry Cody, entraîneur au Toronto Speed Skating Club, est intéressé par ses rapides progrès, la décrivant comme « la patineuse la plus forte et la plus naturelle qu’il ait formé. » Elle fait ses débuts en compétition senior en 1928 à l’âge de 18 ans. À cette époque, le patinage de vitesse féminin au Canada est dominé par la championne du monde Lela Brooks. L’avis général est que personne ne peut faire déroger de son trône la « Queen of Blades », mais Jean se montre à la hauteur du défi. En 1931, elle surprend la nation quand elle défait Lela dans le quart de mile. Plus tard dans la même année, elle remporte les épreuves du 440 verges et du mile et s’empare du titre de championne en salle de Toronto. Jean passe donc aux championnats nord-américains où elle continue à l’emporter sur les meilleures patineuses du continent. Elle émerge victorieuse de chaque épreuve à laquelle elle participe – le 220 verges, le quart de mile, le demi-mile, et le trois-quarts de mile – et s’empare du titre de championne de l’Amérique du Nord. Naturellement, après de telles performances, elle embarque pour les Jeux Olympiques de Lake Placid à New York en 1932, où le patinage de vitesse féminin est présenté comme une discipline hors-concours. Bien qu’aucune médaille ne soit décernée pour ces épreuves, la compétition attire tout de même les meilleures patineuses de vitesse du monde entier. Elle connaît un excellent départ, terminant en première place dans la course du 500m en un temps record de 58 secondes. Dans l’éliminatoire préliminaire pour l’épreuve eu 1 500m, elle fracasse un record olympique existant avec un temps de 2:54.2. Lela, cependant, le réduira de deux dixièmes de seconde au prochain tour. Dans la dernière course, Jean brise le fil d’arrivée en même temps que la patineuse américaine Kit Klein. Après un long débat, les juges décernent la première place à l’Américaine, alors que Jean se contente d’une respectueuse deuxième place. Pendant la course du 1 000m, Jean prend la tête mais tombe juste avant la ligne d’arrivée. Avec sa bonne humeur caractéristique, elle répare les dégâts en disant : « On tombera encore juste avant le fil et ce ne sera pas toujours moi ». Sa victoire dans le 500m sera la seule victoire individuelle réclamée par une Canadienne aux Jeux de Lake Placid. Malheureusement, ce sera sa dernière compétition importante. Quelques mois après les Olympiques, elle découvre qu’elle est atteinte de myasthénie, une maladie débilitante qui cause une rapide détérioration de tous les muscles, et décède peu de temps après. En honneur de ses extraordinaires accomplissements, le Toronto Telegram instaure le Trophée Jean Wilson qui est décerné chaque année à la patineuse de vitesse en salle la plus rapide.